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Grève du 5 décembre, les « Robin des Bois » de l’électricité

La grève nationale du jeudi 5 décembre a touché de nombreux secteurs, notamment celui de l’énergie. Pour autant, certains agents n'hésitent pas à intervenir toute l'année pour "ajuster les compteurs".
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Le 22 novembre dernier au micro d’Europe 1, Laurent Hérédia de la Fédération Nationale des Mines et Énergie (FNME), une branche du syndicat CGT, annonçait deux actions fortes en vue de la journée du 5 décembre.

Tout d’abord, il déclarait une baisse de la production d’électricité dans tout le pays ainsi que des coupures ciblées sur des infrastructures publiques (préfectures, sous-préfectures, mairies…) mais également le rétablissement du courant dans de nombreux foyers en situation de précarité énergétique. Que s’est-il réellement passé aujourd’hui ?

De nombreuses institutions publiques ont été effectivement ciblées. Ici l’interview d’Olivier Fégueux, responsable pour toute l’Île-de-France de la fédération de l’énergie CGT, rencontré dans le cortège de la manifestation.

Au téléphone, Laurent Hérédia (FNME-CGT) confirme : “En région parisienne nous sommes concentrés sur le chauffage urbain. Il y a des piquets de grève sur tous les sites de production d’eau chaude pour le chauffage de ville. Tout le réseau de chaleur est au minimum technique. Si le gouvernement ne recule pas ou s’il met la pression sur les manifestants, on n’hésitera pas à délester une partie du réseau de chaleur notamment sur les quartiers les plus aisés de Paris.

De plus, certains grévistes n’ont pas hésité à intervenir directement sur le réseau pendant la manifestation, en laissant des immeubles entiers dans le noir.

En ce qui concerne le reste de la France, plusieurs préfectures et mairies ainsi que les bureaux de certains députés de la République en Marche se sont vus coupés d’électricité. Olivier Fégueux dresse ici la liste en détail :

Les grévistes ont également tenté de rétablir le courant chez certains ménages privés d’énergie pour factures impayées, une opération plus difficile à quantifier d’après Laurent Hérédia. Interrogés sur la question, les agents Enedis (la filiale publique d’EDF) expliquent que cette pratique n’est pas nouvelle et ne concerne pas spécialement la journée du 5 décembre. De nombreux agents, surnommés les “Robin des Bois”, refusent en effet de couper l’énergie aux foyers les plus précarisés, au risque de se mettre en danger professionnellement. 

D’après eux, la situation est en aggravation constante depuis la privatisation d’EDF.

Cependant, un service minimum a été instauré en France depuis le 15 avril 2013. Il s’agit de la loi Brottes qui prévoit que pendant la trêve hivernale (du 1er novembre au 31 mars), aucune coupure de gaz ou d’électricité ne peut être effectuée et ce même en cas de factures impayées. D’après Laurent Hérédia (FNME-CGT), “cette loi est fréquemment contournée depuis la mise en concurrence des opérateurs d’électricité qui ne se font aucun scrupule à couper les ménages même en plein hiver”.

La CGT Énergie annonce de nombreuses actions dans les prochains jours, un décompte des ménages ré-approvisionnés en électricité devrait également être publié. En attendant, voici une vidéo des agents Enedis – EDF, cet après-midi dans les rues de la capitale.

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Cet article a 1 commentaire

  1. Sono curioso delle future ripercussioni sul mercato energetico italiano.

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