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Le poids des mots, la force du discours

Jeudi 30 janvier, un atelier d'écriture était proposé à La Ruche, un espace de coworking engagé. Une belle manière de rappeler l'importance de la narration et ce, dans tout type de projet.
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« Notre produit est très simple à comprendre mais quand je commence à écrire une description, j’ai l’impression que ça part dans tous les sens… »

« On publie des articles sur le site, on est présents sur les réseaux sociaux… On écrit beaucoup mais personne n’est vraiment qualifié pour le faire… »

« On a un problème avec la présentation de notre activité envers nos partenaires, je crois qu’on doit vraiment s’approprier le discours… »

Nous sommes à La Ruche, un espace de coworking pas comme les autres qui se trouve au coeur du XXème arrondissement de Paris, à mi-chemin entre la place des fêtes et Le Père Lachaise. Des associations, des start-up, des ONG et des indépendants y travaillent côte-à-côte, y partagent leurs bureaux, leurs idées et leurs café mais ce n’est pas tout : le point commun entre les 300 personnes qui butinent à La Ruche est leur engagement, qu’il soit social ou environnemental.

« Nous rassemblons des projets à impact. Le but est de créer une vraie communauté et de développer les énergies en permettant aux gens de se rencontrer et d’échanger sur leur projets » explique Laure, en charge de l’animation de communauté.

Beaucoup d’activités sont proposées aux coworkeurs de La Ruche. L’objectif est de renforcer les liens, d’acquérir de nouvelles compétences ou tout simplement de se changer les idées. Cet après-midi dans la salle de réunion, Clara Tomasini, ancienne journaliste, anime un atelier d’écriture.

Quatorze personnes sont présentes et la gente féminine est en large majorité. Il y en effet 13 femmes et l’auteur de ces lignes, qui se demande à juste titre ou se trouvent ses compères lorsqu’il s’agit de littérature ou d’engagement social… mais ce n’est pas le sujet de la journée.

« Les gars sont à l’étage en train de bosser  » s’empresse de préciser une voisine en souriant.

Toutes les participantes représentent un projet engagé, collectif ou personnel, et sont venues améliorer leur compétences d’écriture pour renforcer l’impact de leur communication. Certaines ont besoin d’un texte de présentation pour la page d’accueil de leur site, d’autres cherchent les bons mots pour convaincre des partenaires ou remercier des anciens clients. 

« Faire simple, mon premier conseil est de faire simple – commence Clara – Imaginez que vous parlez à votre grand-mère ou votre meilleur ami pour expliquer votre activité, évitez le jargon et utilisez des concepts clairs. Ensuite, n’oubliez pas l’importance du récit. Les gens aiment les histoires, racontez leur quelque chose. Partez d’un exemple, d’un cas particulier ou d’une anecdote qui sort du lot et qui permet d’illustrer le reste.

Mon dernier conseil est d’entrer tout de suite dans le concret, vous devez accrocher votre lecteur dès les premiers mots. »

Après les conseils bien avisés de l’ancienne journaliste, tout le monde se met au travail.

Convaincre des donateurs, rassurer des investisseurs ou enchanter des followers, l’exercice est le même et il est loin d’être simple. Les problématiques de chacune montrent à quel point, dans cette société toujours plus dominée par l’image, le poids des mots et la force du discours resteront toujours extrêmement importants.

rencontré sur internet

Traduction :

  • 1.Evitez les allitérations. Toujours.
  • 2. Ne pas finir ses phrases avec des prépositions.
  • 3. Evitez les clichés, ils font vieux jeu.
  • 4. Les comparaisons sont aussi douteuses que les clichés.
  • 5. Soyez plus ou moins spécifiques.
  • 6. L’écrit ne devrait jamais généraliser.
  • Sept. Soyez cohérent !
  • 8. Ne soyez pas redondant; n’utilisez pas plus de mots que nécessaire; c’est hautement superflu.
  • 9. Qui a besoin de questions rhétoriques ?
  • 10. Les exagérations sont un milliard de fois pires que les sous-estimations.

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